in Afrika ( vox negro )
il vole des larmes dans mon camp
Dieu sait que je n'y peut rien
je voudrais errer avec le vent
le temps n'y fait rien
des canons rugissent dans les chantiers
la victoire vit dans mes quartiers
mais gisent au fond du pénitencier
ces frères que j'aurais tellement voulu aimer
comme moi, ils aiment, ferme
comme moi, ils rêvent d'être adulés
le jour, lentement, se referme
au-delà de la mort, les Anges ont prié
Jude Antoine Jarda
extrait de Lettres Apatrides 1
1994, Jaje
ISBN 2-9804295-0-3
Bibliothèque Nationale du Québec
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